m-à-j: 4 janvier 2010

Petit précis de Street Photography, ou le révélateur psychologique du photographe

Jean-Pierre Bucciol

Depuis le 24 septembre 2006

Résumé

Cette page présente la Street Photography ou photographie de rue, fournit des conseils pour oser photographier dans la rue, donne quelques exemples commentés et précise quelques techniques employées.

1  L'art de la photographie de rue

La Street Photography, la photographie de rue, ou dans la rue, est une discipline majeure de la photographie. Elle existe depuis le début de la photographie, elle possède une histoire et les plus grands photographes l'ont pratiquée.

Il est pourtant difficile d'en donner une définition précise. La Palisse dirait qu'il s'agit de photographies faites dans la rue et ce serait une définition tout à fait honorable. On lui accorde cependant généralement une signification plus urbaine, en y incluant par exemple les photographies faites dans les transports publics souterrains des grandes métropoles des pays industrialisés, le métro n'étant alors qu'un trottoir se déplaçant. La rue peut être un cadre général où le photographe veut enregistrer et arrêter une scène à l'aide de son appareil photographique. Mais elle peut être aussi le sujet principal de la photographie, allant du large paysage urbain, de bâtiments, jusqu'à une rue vide.

J'ai toutefois beaucoup de réticence à intégrer ces derniers types dans la photographie de rue. La photographie de rue qui m'intéresse, celle que je considère ici, et celle qui je crois a donné ses lettres de noblesses au genre et à la photographie en général, est la photographie de personnes, d'hommes, de femmes, d'enfants, dans la rue ou dans les endroits publics des villes. La rue est alors le cadre, la scène du « théâtre de la vie », dont les acteurs sont les passants, les habitants, les commerçants, etc., sans oublier le photographe lui-même. On assimile souvent la photographie dite humaniste à la photographie de rue. La première qui insiste plus sur le côté humain (et naïf: candid photography) des scènes photographiées, est souvent plus européenne; la deuxième (la Street Photography) insiste plus sur la cité et est plus américaine. Mais ces distinctions sont bien académiques.

Le photographe de rue peut choisir de documenter une scène de la vie quotidienne, de montrer un panorama de personnes, des paysages humains, il peut insister sur un détail croustillant, humoristique de la vie urbaine, ou un « moment décisif » qui sublime une composition picturale, mais il peut aussi montrer le côté sinistre de la cité, des banlieues, la folie des hommes et de la vie moderne, jusqu'à la critique sociale.

Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Robert Frank, Diane Arbus, William Klein, Gary Winogrand sont parmi les grands noms que l'on associe à cette photographie de rue. Gary Winogrand est aujourd'hui devenu une légende. Ce photographe a consacré sa vie à la photographie des rues de New York. L'acte de photographier dans la rue était devenu son Graal, son obsession, sa raison de vivre même, au point que s'il a laissé à sa mort des douzaines d'images devenues célèbres, il a aussi laissé des milliers de bobines exposées mais non développées ! Bien d'autres se sont distingués dans la photographie de rue. Pour les lecteurs qui voudraient mieux connaître tous les personnages qui ont fait cette histoire et leurs images, un ouvrage américain relativement récent est devenu une référence obligée et une excellente introduction à l'histoire de la photographie de rue: Bystander: A History of Street Photography, de Colin Westerbeck et Joel Meyerowitz (Bulfinch Press, 448 pages, ISBN 0821227262). Ma page de liens internet contient aussi de nombreuses références de pages de photographes de rue.

Aujourd'hui la photographie de rue est quelque peu tombée en désuétude. Peu de photographes la pratiquent. Les raisons si par bonheur on pouvait les comprendre sont probablement multiples. Le flux des innombrables images de l'actualité à la télévision a rendu l'image fixe secondaire. La judiciarisation de la société, les questions du droit à l'image, à la vie privée, jouent sans doute un rôle inhibiteur pour les photographes. Les moyens de communications et d'informations modernes ont paradoxalement augmenté les distances entre les individus, et les rapports directs entre photographe et photographiés qu'implique la photographie de rue sont devenus encore plus difficiles à établir. Je crois enfin que les conditions de vie se sont globalement dégradées dans les grandes métropoles, et que les gens des villes détestent leur quotidien et n'ont pas grande envie de se voir en photographie dans des moments peu valorisants à leurs yeux. Il suffit de constater les conditions de transport dans le métro aux heures de pointes pour en être convaincu.

On trouvera bien plus facilement en librairie des ouvrages de photographie de rue qui montrent le passé plutôt que le présent. Les photographies de rue se bonifient avec le temps. Les rues, les coiffures, les vêtements changent. Quelques années après la prise de vue, les photographies de rue acquièrent en plus de leur qualité première un immense intérêt nostalgique et documentaire. Les photographes de rue travaillent aussi pour l'histoire..., à moins que ce ne soit l'histoire qui travaille pour les photographes de rue.

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2  J'y vais ou j'y vais pas...

Un des acteurs du théâtre de la rue est le photographe lui-même. La photographie de rue est fondamentalement révélatrice de son attitude devant les gens, de sa psychologie. Dans la rue, il faut oser prendre des photographies des personnes que l'on a en face de soi, ces inconnus, ces étrangers, dont on ne connaît pas a priori la réaction. Cela peut se révéler difficile, voire impossible pour certains photographes. Mais cela se travaille aussi.

Un oeil exercé remarque facilement les images faites par des débutants en photographie de rue, ceux qui n'osent pas. Les personnes photographiées sont de dos, ou très loin dans l'image, ou elles sont tassées sur l'arrière-plan, ou la position de prise de vue est très basse et les personnes sont vues en contre-plongée. Disons le tout net: ces images sont rarement satisfaisantes et elles montrent surtout la mauvaise implication du photographe dans son travail. Ces images sont faites ainsi parce que le photographe ne veut pas être vu en train de photographier, de derrière le sujet ou de très loin, ou avec un téléobjectif pour les mêmes raisons, ou avec un appareil tenu caché à la hanche ou sur la poitrine, c'est-à-dire sans viser...

Il faut dépasser ces inhibitions. Si l'on y parvient, alors c'est le nirvana, du point de vue du résultat et du point de vue psychologique. Il n'est pas rare d'ailleurs qu'une poussée d'adrénaline submerge le photographe pendant l'action. Cela fait partie bien sûr de l'intérêt et du plaisir. Comment faire alors ? Différentes attitudes sont possibles. Elles oscillent toutes entre être particulièrement discret et se montrer ouvertement.

La première peur à vaincre est celle de la réaction des sujets photographiés. Les personnes que l'on photographie dans la rue réagissent toutes de manière différente, mais extrêmement rarement de façon négative. L'une jettera un coup d'oeil étonné, une autre détournera les yeux, une autre encore se mettra à faire attention au moindre de ses mouvements, etc. Pensez que votre timidité de photographe est le pendant de la timidité des personnes photographiées. Comment d'ailleurs réagissez-vous, vous, quand vous êtes photographiés dans la rue ? Est-ce de façon négative ? Si lors d'une séance de photographie de rue, le photographe devait provoquer des réactions plus franches, des interrogations, il peut être intéressant de tenir prêt à l'esprit une petite explication de la démarche, du type: « J'aime les rues, la foule, les mouvements, regarder les gens vivre... Et puis c'est amusant de photographier dans la rue: cela provoque des réactions, des discussions. La preuve avec vous ! ». Au mieux, vous aurez une discussion amusante avec une personne intéressée ou curieuse de ce que vous faites. Au pire, vous passerez pour un gentil illuminé... Rien de grave en tout cas.

Les attitudes du sujet photographié que je viens de citer sont d'ailleurs particulièrement recherchées par le photographe de rue expérimenté: curiosité, étonnement, regards brefs rendront vos photographies particulièrement percutantes. Un des jeux les plus amusants quand on pratique la photographie de rue est d'essayer de capter les regards. Vous pouvez être certains que le regard de ces inconnus sera le centre de l'image !

Mais on peut aussi rechercher dans la photographie de rue des attitudes plus naturelles encore et il est préférable alors de se faire plus discret. Il ne faut pas confondre cependant photographies discrètes et photographies volées. Les deux types sont possibles mais n'impliquent pas du tout la même démarche et la même attitude du photographe. Dans le premier cas, le photographe essaie d'obtenir les images les plus naturelles possibles des personnes dans leur environnement; il ne cherche pas alors le contact direct avant le déclenchement mais ne l'évite pas systématiquement non plus. Surtout que ce contact peut permettre au photographe d'enchaîner ensuite sur des portraits en situation, plus posés bien sûr, mais tout aussi intéressants.

Le cas de la photographie volée est différent. Une manière courante de la pratiquer est d'avoir l'appareil au cou, posé sur la poitrine et le doigt sur le déclencheur, puis de déclencher sans viser quand une scène intéressante se présente devant les yeux. Cela se fait donc sans que le sujet ne puisse remarquer le déclenchement. Les résultats obtenus seront des images généralement dynamiques en raison du point de vue plus bas que d'habitude, mais le cadrage sera évidemment assez aléatoire et les images finales peuvent montrer une nouvelle fois que le photographe ne s'est pas totalement impliqué dans sa démarche. S'il vaut mieux donc éviter les photos volées, des cas (désespérés) peuvent cependant la nécessiter. C'est le cas en particulier dans des endroits où la photographie est interdite, dans des milieux où le photographe est mal reçu, où il peut même y avoir un certain danger à photographier. On connaît tous les images de Robert Frank prises l'appareil à la hanche, dans des endroits hostiles où il lui était strictement impossible de montrer qu'il photographiait.

La photographie de rue au téléobjectif doit être évitée autant que faire se peut pour les mêmes raisons. La page Telephoto Is For Cowards (en anglais) qui dénonce la « lâcheté » des photographes qui utilisent un téléobjectif pour la photographie de rue est sans doute excessive. Mais il n'en reste pas moins que ces photographies prises de loin n'ont jamais l'impact de celles faites avec des focales plus courtes. La vérité est souvent que le photographe qui utilise un téléobjectif pour les photographies de rue n'a pas osé s'approcher du sujet et cela se repère immédiatement sur l'image résultante, qui reste lointaine, impersonnelle. La photographie de rue au téléobjectif est aussi le meilleur moyen de passer pour un voyeur...

Une autre fausse bonne raison que l'on peut se donner pour ne pas déclencher dans la rue est qu'il est indispensable d'avoir un appareil silencieux pour ne pas être remarqué et que le sien fait trop de bruit. Il faut vraiment ne jamais avoir essayé et une sacrée dose de mauvaise foi pour ne pas se rendre compte que dans la rumeur de la rue, il est strictement impossible à une personne autre que le photographe d'entendre le déclenchement.

Il peut être intéressant pour pallier à la timidité naturelle du photographe de rue débutant, d'aller sur le terrain en groupe, à deux ou même à plusieurs photographes. Si vous êtes un garçon, amenez une amie avec vous pour ne pas effrayer les filles que vous croisez et que vous choisissez de photographier. Elle vous servira de couverture. Discutez, blaguez entre vous, avec les passants. Plus vous vous ouvrirez aux autres, plus facile se sera.

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3  Exemples

La rue piétonne
La manière la plus simple de pratiquer la photographie de rue consiste sans doute à se rendre dans une rue populeuse, typiquement une rue piétonne commerçante un samedi après-midi, c'est-à-dire dans un lieu et à un moment où l'on est certain de rencontrer une foule assez dense. Toutes les grandes villes en possèdent au moins une aujourd'hui. Cette image a été faite rue Saint Rome à Toulouse:

20060429-11-400.jpg
24mm
(39mm éq.)
1/180e
f/8
800 iso

Il y a tellement de monde dans cette rue... Et encore il faut voir le premier jour des soldes ! Il a suffi ici de se planter au centre de la rue et de laisser la foule défiler devant l'objectif. Cette image est intéressante à mon goût parce qu'il y a beaucoup de choses à voir. D'ailleurs, combien voit-on de personnes sur cette image ?

L'occasion
Il faut être toujours prêt, l'esprit en alerte, et le cadre de l'objectif dans l'oeil. Ce fut heureusement le cas pour cette dynamique image, faite de très près au grand angle:

20060429-23-400.jpg
18mm
(29mm éq.)
1/125e
f/8
400 iso

Cette image est le résultat des dix photographies que j'ai faites de la scène. Celle-ci a duré exactement 24 secondes. J'ai déclenché dix fois:

060429-172455-d2578p100cl.jpg 060429-172504-d2579p100cl.jpg 060429-172506-d2580p100cl.jpg 060429-172507-d2581p100cl.jpg 060429-172508-d2582p100cl.jpg 060429-172509-d2583p100cl.jpg 060429-172515-d2584p100cl.jpg 060429-172518-d2585p100cl.jpg 060429-172518-d2586p100cl.jpg 060429-172519-d2587p100cl.jpg

Voici comment cela est arrivé. J'étais assis à la terrasse d'un café et je me reposais d'avoir passer deux heures dans les rues à photographier. Une jeune fille et ses copines sont apparues sur le trottoir. Quand elles m'ont vu lever mon appareil et commencer à déclencher, toutes se sont mises à rigoler. La jeune fille se mariait bientôt et ses amies l'avaient forcée à vendre dans la rue des feuilles de papier toilette. La sympathique jeune fille que l'on voit au premier plan de l'image que j'ai retenue m'explique pourquoi je dois absolument acheter une feuille de papier toilette à sa copine qui se marie. Pendant ce temps, moi, assis, je déclenche.

Le regard
Capter les regards fait partie des classiques du genre:

20060520-14-400.jpg
24mm
(39mm éq.)
1/350e
f/9,5
800 iso

Ces jeunes filles se photographiaient avec leur téléphone portable. M'approcher suffisamment près avec mon appareil a suffi pour qu'elles tournent leurs regards vers moi. L'image devient amusante et vivante de par ces regards qui circulent: celui du photographe, celui des jeunes filles, et celui des deux appareils photo !

La géométrie
Il est toujours intéressant qu'il y ait plusieurs points d'intérêt qui s'équilibrent dans une image. Cela permet au regard du spectateur de passer de l'un à l'autre. Je crois que c'est ce qui fait que cette photographie fonctionne:

20060506-4-400.jpg
18mm
(29mm éq.)
1/180e
f/8
400 iso

Cette image a été faite à Montpellier dans des rues piétonnes plutôt vides et assez loin du centre ville. Les enfants et leurs jeux sont un sujet privilégié de la photographie de rue. Il en est de même pour les chiens, si on parvient à les rendre drôles, donc humains. C'est le cas ici avec cette ronde de chiens. Le ballon et les trois chiens forment le premier dipôle; la perspective de la rue le deuxième; les deux enfants sont au milieu de cette géométrie. Le regard du spectateur peut facilement passer d'un sujet à l'autre, sans jamais sortir de l'image.

Le coup sûr
Il y a des endroits où l'on peut être sûr de faire de bonnes images:

20060520-10-400.jpg
24mm
(39mm éq.)
1/250e
f/8
800 iso

Le lieu ici est la cour intérieure de la mairie de Toulouse. Tous les samedis de printemps sont l'occasion de nombreux mariages dans toutes les grandes villes. Où croyez-vous que les époux attendent avant de passer devant le maire ? Où croyez-vous qu'ils passent avant de partir au repas de noce ? Où croyez-vous qu'ils se laissent photographier par leurs parents, leurs amis ? Dans la cour de la mairie. Il ne reste qu'à en profiter.

L'évènement
Les manifestations qui se déroulent dans la rue permettent de faire très facilement des photographies de rue:

20060701-22-400.jpg
24mm
(39mm éq.)
1/60e
f/3,5
1600 iso
fill-in

C'est le cas des animations dans la rue, musiciens, artistes, réunions, baux municipaux, des manifestations politiques ou sportives. Cette photographie a été faite à l'occasion de la coupe du monde de foot. Après le quart de finale gagné contre le Brésil, les milliers de spectateurs qui avaient regardé la partie sur l'écran géant de la place du Capitole, ont parcouru les rues de Toulouse en chantant et dansant. Les évènements de ce type sont propices à la photographie de rue: il ne faut pas les rater. Il y a beaucoup de gens dans les rues, des mouvements, des gestes inhabituels, et les personnes ne demandent qu'à être photographiées ! J'ai privilégié sur cette image l'expression du personnage principal, du visage et des bras.

Ces images sont extraites d'une centaine et plus de mes Photographies précieuses et ordinaires, principalement dédiées à la photographie de rue, accompagnées de légendes sur les lieux, les conditions de la prise de vue ou l'atmosphère.

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4  La technique

Vient la question du matériel à utiliser, pour ceux (dont je ne fais pas partie) qui pensent qu'elle a de l'importance. Attention vous allez être surpris: on n'est pas obligé d'utiliser un Leica M. N'importe quel appareil convient: de l'appareil jetable à la chambre grand format, en passant par le compact ou le reflex numériques. Évidemment il faudra peut être adapter sa démarche. Si vous recherchez la discrétion par exemple, évitez la chambre grand format sur pied. Mais si l'on préfère se tenir au milieu de la rue pour capter les regards et engendrer des réactions, des discussions, c'est l'idéal !

Les bonnes focales sont toujours les plus courtes. Le 35mm (éq. 24×36) est la focale standard historique de la photographie de rue, mais le 24mm ou le 28mm (éq. 24×36) donnent encore plus de liberté au photographe et au regard du spectateur. Avec les courtes focales, le photographe et par conséquence le spectateur sont au coeur de la scène photographiée, de l'action, des sujets; ils entrent dans la foule. Les zooms standards 28-80 (éq. 24×36) tels ceux fournis sur les compacts ou en kit avec les boîtiers reflex conviennent très bien si l'on s'en tient aux focales inférieures au 50mm (éq. 24×36). Le 50mm semble être la focale maximale: il permet un bon grossissement du sujet tout en laissant encore la place à la situation de la scène et de l'environnement, nécessaires dans la photographie de rue.

Le plus souvent, le photographe de rue recherche les hautes vitesses et les petites ouvertures de diaphragmes, pour geler le mouvement quelque soit la vitesse de déplacement des sujets et éventuellement du photographe, et pour bénéficier d'une grande profondeur de champ parce qu'il y a généralement beaucoup de choses à voir dans une photographie de rue (accessoirement cela permet aussi de ne pas se soucier de la mise au point). Le plus simple et très efficace est de choisir une sensibilité de 400 ou 800 ISO puis de laisser faire le mode programme qui gère de manière généralement équivalente les montées et les descentes de vitesse et de diaphragme. Mais les alternatives sont toutes aussi intéressantes, même si dans la pratique elles sont un peu plus contraignantes. Le photographe de rue peut choisir d'utiliser une vitesse lente pour avoir des personnages flous (c'est une manière classique de suggérer l'agitation de la rue), ou utiliser un diaphragme très ouvert pour minimiser la profondeur de champ et faire ressortir un visage ou une personne au milieu de la foule.

La mise au point peut être laissée à l'automatisme quand on l'a, ou fixée sur une hyperfocale pour couvrir le maximum de profondeur de champs et pouvoir oublier les questions de mise au point. Le déclenchement en rafale peut présenter l'intérêt, à l'instar de la photographie de sport, de fournir de nombreuses images parmi lesquelles on pourra « éditer » ensuite la plus caractéristique du moment que l'on cherchait à extraire: c'est un procédé particulièrement courant dans le photo-journalisme. Il peut présenter aussi l'intérêt de fournir des photographies d'attitudes plus relâchées: une fois le premier déclenchement effectué, là ou les personnes visées se permettent des gestes qui peuvent se révéler plus intéressants que leur première attitude.

Plus généralement, il ne faut pas hésiter à beaucoup déclencher. Étant donnée la vitesse à laquelle les scènes se déroulent devant l'oeil du photographe, il est tout à fait normal que bon nombre des images au final ne correspondent pas à ce que l'on souhaitait obtenir. Il est courant de faire 200 ou 300 photographies en une heure ou deux (vive le numérique !) et de n'en retenir au final qu'une vingtaine ou une trentaine (d'où la maxime: 10% c'est excellent). Bien sûr cela dépend des habitudes et de la sensibilité du photographe. De toute façon, la chance et le hasard jouent un rôle en photographie de rue: se trouver au bon endroit, au bon moment, trouver la situation photogénique, l'expression juste des visages, nécessitent sans aucun doute beaucoup de pratique et beaucoup de déclenchements, mais aussi le soupçon de chance indispensable.

Dans la pratique, une possibilité est de se promener dans la foule, en remontant une rue dans sa partie où l'on est certain de croiser le plus de personnes possibles et de déclencher quand on aperçoit un groupe intéressant, une personne, une situation ou une scène intéressantes. Une alternative est de se poster à un carrefour ou un angle de rue et d'attendre que les situations se présentent devant l'objectif. L'intérêt de cette dernière méthode est surtout que le photographe peut ainsi choisir le fond et les conditions de lumière où se dérouleront les scènes photographiées.

Attention à la lumière. Puisque ce qui est intéressant ici, ce sont les gens, leur visage, il vaut mieux éviter les lumières trop dures. Évitez les grandes places en plein après-midi dans l'été. Les ombres sont trop dures: les sourcils, le nez, les casquettes créent des plages noires sur les visages qui font ressembler les personnes à des zombies. Il peut être intéressant de jouer aux ombres chinoises, mais préférez généralement dans ces situations les endroits à l'ombre, ou attendez la fin d'après-midi (dans les pays méditerranéens, de toute manière, c'est à ce moment que la vie commence !).

Bruno Delannoy a eu la gentillesse de lire un brouillon encore partiel de cet article. J'ai tenu compte autant que possible de ses remarques.

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5  Addendum I: mises au point

22 janvier 2007. Cette page semble avoir un certain succès si j'en crois les statistiques de mon site et les forums et bogs, pardon, les blogs internet qui en parlent ou la citent. Si certaines incompréhensions sont peut-être dues à des lectures trop rapides (oui, je sais, j'ai fait encore trop long...), d'autres montrent que j'ai manqué de clarté. Quelques mises au point peuvent être utiles.

À propos des photographies volées. Une photographie volée est avant tout pour moi une photographie où le photographe s'est caché du sujet. À ne pas confondre, comme je ne l'ai sans doute pas suffisamment signalé, avec la photographie discrète. D'après mon expérience, les photographies volées sont généralement infiniment moins bonnes que les photographies discrètes. Je vais même aller plus loin (un peu par provocation, mais pas beaucoup quand même...): je n'ai jamais vu de bonnes photographies volées (sauf cas très particuliers, que j'ai signalés dans le texte, comme par exemple Robert Frank dans des bars texans ou dans le métro). Que les lecteurs photographes s'interrogent avec honnêteté sur leur démarche me paraît par contre primordial.

À propos de la focale à utiliser. Les objectifs du grand angle jusqu'au 50mm (éq. 24×36) dans la photographie de rue ont ma préférence pour le dynamisme des images produites et le contact direct qu'ils supposent. Le choix parmi ces courtes focales me paraît ensuite une affaire d'habitude personnelle, de position par rapport au sujet pour un cadrage donné.

À propos de la photographie de rue au téléobjectif. La page citée sur le sujet, Telephoto Is For Cowards, n'est pas de moi et je la trouve aussi excessive. Néanmoins, et d'après mon expérience, je me répète, j'ai rarement vu de bonnes photographies de rue faites avec un téléobjectif (l'exception reste à mon avis certaines images de René Burri). Que les lecteurs photographes s'interrogent avec honnêteté sur leur démarche m'apparaît toujours autant essentiel.

À propos du matériel, du numérique contre l'argentique, etc. Franchement on s'en moque, à un point... que ça donne une idée de l'infini. Il est préférable de chasser au plus tôt de l'esprit toutes les questions matérielles pour se concentrer uniquement sur le seul réel objet de la photographie: l'image produite. Parenthèse: j'ai remarqué qu'une conversation photographique devenait immanquablement stérile dès lors qu'un des interlocuteurs mentionnait le nom d'une marque ou d'un modèle, quelle qu'elle ou qu'il soit...

Une dernière remarque, chers nouveaux photographes de rue: photographiez des visages, pas des dos !

En tout cas, merci à tous pour les critiques, positives ou non, que j'ai lues.

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6  Addendum II: la peur de la justice

2 septembre 2009. Difficile de comprendre la peur récurrente que l'on lit sur l'internet à propos de la photographie de rue et du droit. Par exemple à propos d'une prétendue obligation de faire signer des autorisations de publication aux personnes que l'on photographie dans la rue... Comme la question revient régulièrement, cet addendum essaie de fournir quelques pistes de réflexion. Je ne suis absolument pas juriste et je n'ai aucun goût particulier pour le droit (mieux vaut prendre des précautions !). Ma pratique de la photographie de rue étant par essence humaniste et plutôt bienveillante à l'égard de mes « cibles », j'avoue sans honte que je me moque un peu de ces problèmes. L'unique but de ce paragraphe est de décomplexer encore un peu plus, si besoin est, le photographe de rue, et d'essayer de résumer quelques textes lus et quelques conversations tenues avec des personnes plus compétentes, enfin de fournir quelques liens internet sur le sujet pour commencer à se faire soi-même une opinion.

Il est difficile malheureusement de trouver un texte ou un article particulièrement clair ou même éclairé sur la question spécifique du droit et de la photographie de rue. Mais il semble bien qu'il y ait une jurisprudence constante depuis quelques années. Après une phase difficile il y a une dizaine d'années avec des lois et des jugements assez durs pour les photographes, surtout à cause des paparazzi et d'abus divers de photographes d'illustration, l'absurdité de plus en plus évidente et les conséquences catastrophiques de certains jugements, ainsi que la rébellion des photo-journalistes qui ne pouvaient plus travailler, ont heureusement changé la donne.

La distinction de deux sphères différentes pour le sujet photographié et de deux autres sphères pour le photographe, éclaire la question: pour le sujet photographié, il faut distinguer endroit public et endroit privé; pour le photographe: le commerce et l'art.

Public/privé: dans un espace privé, le droit de photographier ou de publier est assujetti à la bonne volonté du propriétaire de l'endroit. Attention, même certains endroits que l'on penserait publics a priori peuvent se révéler de fait être privés: halls d'hôtels, musées, foires commerciales par exemple. Art/commerce: si le projet photographique est commercial (le cas de la publicité est le plus courant), des sujets photographiés peuvent renâcler à se voir dans une publication ou demander une rétribution. Cette simple distinction peut se révéler cependant subtile, puisqu'un livre de photographie est considéré comme une oeuvre artistique et non comme un produit commercial.

Ainsi, quand il s'en tient à une démarche artistique dans un endroit public, le photographe peut faire à peu près toutes les photographies qu'il veut: l'idée générale est que dans un endroit public, le sujet photographié ne peut prétendre à l'incognito ou à la protection de sa vie privée. Le cas échéant, il est préférable qu'il reste chez lui.

Mais même dans ce dernier cas favorable, des limites existent. Il est question de dignité humaine par exemple: publier une photographie qui porte atteinte à une personne, nus, position scabreuse, etc., peut éventuellement entraîner des suites judiciaires. Il existe aussi certains lieux ou personnes qui, bien que publics, sont "protégés": lieux protégés par la Défense Nationale, dans le but d'empêcher le terrorisme par exemple, policiers lors d'une arrestation, etc. Enfin, on peut supposer, sans besoin d'être expert dans le domaine, l'existence de centaines de cas limites où le juge doit bien s'amuser pour déterminer le droit; on en fera l'économie ici.

Voilà ce que j'ai compris. Inutile de m'interroger plus avant: franchement je m'intéresse peu à ces questions. Seules l'adrénaline drainée par les séances de photographie de rue et les photographies obtenues m'intéressent. Faîtes vous votre avis, et ensuite, prenez de plein droit votre plaisir à photographier dans la rue !

Les quelques liens internet promis:

  1. http://www.photographie.com/?pubid=102498&secid=2&rubid=6: une tribune dans Reflex(e) numérique d'août 2004 qui résume la situation actuelle.
  2. http://www.humanite.fr/2007-09-04_Cultures_Le-choc-du-droit-a-l-image: article de 2007 dans l'Humanité dont le sous-titre est : « Regard sur dix ans de jurisprudences, d'évolutions, mais aussi de censures de la représentation du réel ». Résumé plus complet de ces années difficiles pour les photographes.
  3. http://www.almanart.com/droit-d-auteur-et-photo-l.html: en particulier le paragraphe en bas de page « Savoir photographier une personne » et le rappel sur l'affaire François-Marie Banier qui a changé la donne (affaire souvent citée).
  4. http://www.photographie.com/?pubid=100473: pour se rappeler les contestations des photographes et lire tous les articles relatifs à la lutte contre la loi Guigou de 2000 (dite du droit à l'image).
  5. http://www.lefigaro.fr/culture/20070827.FIG000000299_le_sacro_saint_droit_a_l_image_battu_en_breche.html: un article du Figaro (non daté malheureusement sur le site web) qui reprend l'évolution de la jurisprudence.

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Alain - 05 Dec 2009 - 10h57 :
Merci de cet article, depuis sa lecture, je suis moins froussard.

Pashupati - 23 Nov 2009 - 08h34 :
Essayez le Sony Alpha 330, vous pouvez orienter son écran comme bon vous semble.

32 - jpbs - 27 Oct 2009 - 16h30 :
Il me semble qu'il y a des appareils numériques maintenant, compacts ou reflex, qui ont un écran orientable vers le haut.
Cela dit, c'est une démarche qui est à l'opposé de ce que j'aime faire: y aller franco !

31 - nicolas - 27 Oct 2009 - 15h57 :
Merci pour cet article il me donne envie de me lancer. bonne continuations;

30 - poliakov - 27 Oct 2009 - 10h34 :
Ces quelques mots afin de vous demander la chose suivante : Connaissez-vous un appareil qui permette de voir le cadrage de la photo éventuelle, sans être repéré ?
Il y a longtemps, bien longtemps, j'utilisais un Rolleiflex 6X6 ou 4X4, cet appareil, permettait la plupart du temps, de pouvoir photographier sans être repéré, je ne suis pas du tout amateur de situations scabreuses, le sujet, s'il sait qu'il est photographié, tout change..
Cordialement, Poliakov.

29 - Spencer - 31 Aug 2009 - 11h57 :
Au niveau du droit, y-at-il un droit à l'image de la personne photographiée dans la rue ? Cela me parait important à préciser, merci.

28 - ChtiLander - 13 Aug 2009 - 19h56 :
Salut,
Comme Luc, j'ai trouvé votre site via NikonPassion...
Ca donne envie de s'y mettre (en plus, je suis aussi dans la ville rose...)
@+,
Fabien.

27 - Luc Viatour - 13 Aug 2009 - 18h26 :
J'ai trouvé votre article grâce au forum NikonPassion,
Cet article me donne vraiment l'envie de me lancer dans la photo de rue:)
Merci pour cet exellent article
Luc

26 - François Michel - 27 Jul 2009 - 16h07 :
Merci pour cet article complet et bien fait qui viens conforter mes convictions sur la photo de rues.
N'hésitez pas à venir faire un tour sur mon blog : http://francoismichel.blogspot.com/
Cordialement,
François.

25 - Davy RIGAULT - 20 Apr 2009 - 12h27 :
Bonjour,
Je vous remercie pour vos lumières concernant la photographie de rue. J'ai lu votre article dans son intégralité. Il est claire et bien construit.
C'est à 11 ans que j'ai découvert la photographie dans le club de mon ancien établissement scolaire. J'en ai aujourd'hui 19, et je prépare ma candidature au BTS Photographie à l'école Jean Rostand à Roubaix.J'espère être convoqué pour un entretien; en attendant, je travaille le book.
L'un des dossiers que je vais intégrer dans mon book est un dossier de photographies de rue faites pendant un séjour à Cannes.
Votre avis m'intéresse. Je vous laisse donc, si vous avez le temps, mon site:
http://davyrigault.over-blog.com
Cordialement,
Davy RIGAULT.

24 - Helder - 21 Mar 2009 - 11h53 :
Merci pour cet article, au demeurant très bien fait, m'a donné une véritable envie de partager les photos de rue que je réalise, avec d'autres membres passionnés par ce thème photographique. Nous avons crée un petit groupe pour défendre celle-ci, avec comme référence de départ cet article sus-cité.
Vous pouvez le visiter à l'adresse suivante ;
http://www.ipernity.com/group/arpenteursderue
Espérant avoir votre avis et votre soutine pour la photo de rue.
Amicalement

23 - Stephane Mosse - 03 Feb 2009 - 18h10 :
Merci pour cette article. je fait de la photo depuis quelques temps , et je suis de plus en plus tenté par la photo de rue.
Cet article a répondu a pas mal de mes questions.

22 - kilian - 20 Jan 2009 - 23h55 :
merci pour cet article.
Seule critique : Il y a des photos de "dos" très intéressantes.
Par conséquent : votre avis pour ce détail me semble trop péremptoire.
Mais MERCI.

21 - Pierre DELEFOSSE - 08 Jan 2009 - 17h09 :
Bonjour a vous !
En faisant des recherches de sites sur la Photographie de rue, je suis tombé par hasard sur le votre. J'avoue avoir été entièrement satisfait par vos explications, et de ce fait je m'y retrouve tout a fait ! Je suis moi même "photographe" (ceci est un bien grand mot !!!) de rue !!! Je vous laisse ici le lien du site que je tiens :
http://www.reflets-de-vie.over-blog.com
Libre a vous de l'ajouter a votre page "liens" si mon regard vous plait !!! (prévenez moi tout de même avant !)
Vous pouvez dans ce cas a l'adresse suivante
pierre.delefosse@hotmail.com
Je vous joins mes sincères salutations !
M. Pierre Delefosse...

20 - Cyril Petit - 23 Dec 2008 - 22h25 :
Merci beaucoup pour tous vos conseils la photo de rue et celle qui a ce jour me parle le plus mais pour moi la route est encore longue.
cordialement.www.urbanshoot.com

19 - Thierry LEROY - 28 Oct 2008 - 11h01 :
Bon ben voilà, j'ai en gros toutes les réponses aux questions que je me posais sur le sujet et je ne me suis pas ennuyé un instant en vous lisant.

18 - jpbs - 26 Sep 2008 - 10h10 :
À tumlatum et aux autres, néophytes ou spécialistes, qui ne savent pas quoi faire de leurs images. Ajoutez vous aux membres du groupe Ipernity consacré à la photographie de rue en France:
http://www.ipernity.com/group/39623
C'est facile (et gratuit), il y a déjà quelques adeptes et cela ne mange pas de pain...

17 - tumlatum - 25 Sep 2008 - 18h15 :
bonjour
ca me demangeait d essayer ...
Et j ai sauté le pas...bonjour la dose d adrenaline!!
pas evident...pas evident du tout..j apprehendais la reaction des personnes photographiées
ce ne s est pas trop mal passé : je ne suis ni a l hopital ni au gnouf..
bon j ai quand meme eu droit a un "touche pas a mon droit a l image " et j ai immediatement effacé les photos.
mais c est..comment dire..riche...
riche en sensations pour le photographe et riche
en expressions pour les photos.
bon, des que j aurai trouve comment mettre ca sur un compte je demanderais des avis :)

16 - Sébastien - 25 Sep 2008 - 11h56 :
Très bon article. Merci

15 - jpbs - 08 Sep 2008 - 17h28 :
Ajouté. Merci Didier.

14 - Didier - 07 Sep 2008 - 14h58 :
Un nouveau forum parle de votre page
http://www.eos-numerique.com/forums/f11/la-photographie-de-rue-ou-street-photo-86272/

13 - jpbs - 27 Aug 2008 - 22h36 :
Merci à tous de vos commentaires !
Je voulais récemment ajouter un petit paragraphe sur l'aspect juridique, évidemment dans l'idée de décomplexer encore un peu plus le photographe de rue, et puis je me suis dit: c'est pas vraiment ton rayon, laisse tomber ! En bref cependant, si j'interprète bien une jurisprudence constante ces dernières années, tant qu'il reste dans le cadre d'une démarche artistique et dans un espace publique, le photographe de rue n'a rien à craindre. Que du plaisir !

12 - Sylvie Veyrunes - 27 Aug 2008 - 07h39 :
Intéressante réflexion que la votre.
la judiciarisation actuelle freine quand même beaucoup le photographe de rue....En ce qui concerne mon expérience: les lieux festifs sont en règle générale très facilitant, on se retrouve parfois même avec des personnes qui posent devant l'objectif! par ailleurs il m'est arrivé de partir en ville avec un ami photographe et chacun avec un pied: et bien il existe une différence frappante d'attitude des gens face à la situation, avec un pied le photographe s'installe, est franchement à la vue et les conversations avec les passants vont bon train....Sans pied, l'attitude des gens est très variable.....il m'arrive souvent de prendre les photos et de les montrer à la personne en lui proposant de lui envoyer les fichiers.......(l'avantage du numérique!)
Enfin,cette pratique de la photo reste quand même très enrichissante mais pas simple à réaliser!

11 - www.berberian.fr - 18 Aug 2008 - 15h06 :
Encore un mot. Savoir regarder, c'est donc primordial. Il ne suffit pas de déclencher à tout va. Il faut que la scène ait un sens. Il y a à mon avis 2 domaines : 1. un événement intervient et on se trouve sur place. Il faut alors bien cadrer. C'est alors davantage du reportage.
2. Vous proposez une vision personnelle de la vie quotidienne que vous rencontrez. Le hasard est évidemment important, mais un regard attentif, une vision personnelle, prises au bon moment sous le bon angle font la bonne photo. Bonne pêche !

10 - Michel Berberian - 18 Aug 2008 - 14h48 :
Merci pour vos explications complètes. J'ajouterais juste que la photographie, et en particulier dans la rue, est l'art de savoir bien regarder.
Je vous invite à voir mon travail sur mon site : www.berberian.fr
Amitiés.

9 - Michel Berberian - 18 Aug 2008 - 14h47 :
Merci pour vos explications complètes. J'ajouterais juste que la photographie, et en particulier dans la rue, est l'art de savoir bien regarder.
Je vous invite à voir mon travail sur mon site : www.berberian.fr
Amitiés.

8 - Pierre - 12 Jul 2008 - 14h36 :
Trés bien écrit; je trouve vos conseils tres interessant.
Je pense que vous avez un point de vue tres juste sur cette pratique.
Pierre
www.pvincensini.com
http://flickr.com/photos/argentikmaniak/

7 - lacerise - 30 May 2008 - 01h46 :
Très intéressant ; je suis quasi incapable de prendre une photographie de rue "non volée". J'ai pourtant acheté un 35mm pour être dans le feu de l'action mais rien y fait. Peur de me faire insulter ou casser la gueule... Et puis il faut être très rapide, car la plupart du temps les gens attendent par politesse avant de rentrer dans le champ...
En tous les cas merci, ça remet les idées en place.
http://chantenaypolisv3.canalblog.com/

6 - Chrislyy - 08 Apr 2008 - 20h10 :
J' ai trouvé votre article très interessant, moi qui est franchement peur aussi de la réaction des gens, j'y vais vraiment doucement. Mais j'ai bien noté quelques uns de vos conseils et je vais me lancer car je trouve excellentes les photos de rue.
Merci de vos conseils
Amicalement
Chrislyy
http://stopimages.skynetblogs.be/

5 - Merlinprincesse - 06 Apr 2008 - 18h15 :
Très intéressant!!!! :) Ça donne des idées!!!! Hhehehe! :)

4 - Françoise - 03 Apr 2008 - 21h39 :
Cet article m'a passionné, moi qui pratique depuis plus d'un an maintenant "la photo volée". Je retiendrai certains conseils... moi qui photographie souvent les sujets de dos !!!
D'ailleurs, votre avis me ferait plaisir...
A voir donc, si vous êtes intéressé et si vous en avez le temps la rubrique "Photos volées" sur http://madeinfrancoise.skynetblogs.be/
Merci.
Françoise

3 - Ralph PASTEL - 16 Mar 2008 - 10h40 :
Très bon article.
Encourageant pour les photographes en herbe qui hésitent ou qui n'osent pas!
Je vais, dès cet après midi, mettre en pratique certains de vos conseils et profiter de votre expérience.

2 - Pierre Boucher - 29 Feb 2008 - 18h07 :
Je suis tombé sur le site en faisant une recherche sur Street Photography. Excellent site et, surtout , encourageant. J'essai de revenir à une photographie de rue amateure après des années d'absence.
Rafraichissant

1 - Frédéric Baillargeon - 19 Jan 2008 - 04h36 :
Très bon texte et de merveilleuses explications de cet art. Je vais tenter de mettre ses commentaires en pratique. Merci !

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